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Archive pour septembre 2019

Après l’hiver

Dimanche 29 septembre 2019

Durant cette session musique, je songeais beaucoup à des dessins animés japonais, notamment Kimagure Orange Road/Max et compagnie (que je regardais étant adolescent, et le manga découvert à 20 ans, un choc!!!!).
Une atmosphère douce amère, une saison magique qui se termine, la fille et le garçon qui se quittent…
Et j’ai écrit ce texte.
Les 8 heures de séance travail n’ont pas été suffisantes pour qu’on enregistre les voix, mais nous essaierons promis, la prochaine fois.
En attendant, voici le texte en version provisoire (qui accompagnera votre imagination durant l’écoute de la mélodie piano) :

En haut des marches
Le vent se lève
Comme elle est belle

Après les cours
Vers elle je cours
Nos balançoires qui se croisent
Discuter tard seuls dans le parc
La ville entière et ses lumières
Réside/résonne dans ce bac à sable

Demain je pars
Je déménage
Mon vague à l’âme

Un chocolat chaud/doux
Un cinéma rétro
Et puis nous doigts qui se rejoignent

Un chocolat crème
Un film en plein air
(et continuer comme le couplet précédent, période heureuse)
Nos mains qui se serrent

(Plus tard)
Le café amer
Terrasse en hiver
Emballe et referme
Débarrasse toutes mes affaires
(couplet qui répond aux précédents,
mais avec les adieux qui se profilent, et la tristesse)

Je te récupère
En haut de l’échelle
Les livres que tu aimes
Et tes doigts sur l’étagère
(à placer plus tôt, la rencontre/premier rendez-vous)

(la fin)
La clé sur la porte
Nos doigts qui se séparent
Sur un dernier message inscrit
(Une) serviette en papier triste pliée sur ton sourire (smiley)
(à revoir)

Après l'hiver DSCN1341

la photo originale (prise sur les quais de Loire)

SMOKING MADNESS recueil

Mercredi 18 septembre 2019

smoking madness couverture

fichier pdf SMOKING MADNESS recueil (version simple)

Et voilà. le résultat de 3 semaines de travail. Le recueil en version simple incluant tous les textes, bonus récits/synopsis avec quelques notes, couverture et image de clôture. Toute la partie fiction en intégralité.
Plus tard, j’espère sortir aussi la version complète avec toutes mes notes, une galerie de photos assez fournie… mais il me reste encore des détails à régler. Je suis encore loin d’être arrivé au bout de la route. 
En attendant, ce paquet de cigarettes est à portée de main. Vous n’avez plus qu’à cliquer, lire en ligne librement ou télécharger.
Mais attention. Dans ces contrées, la fumée est noire vicieuse.

Smoking Madness - dernière relecture (scan7A)

Dernière cigarette J-3

Dimanche 15 septembre 2019

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Recueil disponible mercredi 18 septembre 2019 sur cette page, en téléchargement gratuit PDF.
9 longs textes (partie fiction 50 pages format A4) + longue section archives/journal de bord créatif, images inédites, autres récits annexes, croquis…
inclus Bug Station, Sans Filtre, The Carnivale Curves, Nostal, Overdoasis
Et j’espère quelques petites surprises musicales dans les semaines à venir (textes mis en chansons ou instrumentaux liés à ce projet, pour donner un prolongement audio à ces histoires/ces thèmes).

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Un été chinois

Dimanche 8 septembre 2019

Un été chinois DSCF2416 (2)

Juillet n’est pas encore fini
que tu t’éloignes avec le train.
Moi seul avec nos bagages que tu m’as abandonnés.

Le ciel gris, l’écharpe s’est envolée.
Un cadeau qui ne veut plus rien dire.
J’ai froid et la laine jamais plus n’y pourra rien.

Ma fatigue trop lourde à porter pour tes choix.
Que tu accomplisses et qu’on grandisse.

Séparés plus forts,
On s’étouffera moins sur le départ,
avec nos baisers morts, nos lèvres qui s’évaporent.
Des gestes gardés en tête, tout juste esquissés,
s’enroulent encore encore une fois,
brûlés avec le charbon au dernier wagon.
Le soleil avec mon ombre découpée triste
qu’il est glacial.

Passe et passe notre ancien voyage.
Un bel été chinois sans le lac.

*

(Des mots écrits durant la session Tim Punk – Becky in winter
Des paroles qui devaient être chantées,
mais le morceau devenu un instrumental au piano,
ces paroles transformées en texte indépendant)
www.youtube.com/watch?v=f45JEimhevQ.

Madness is coming

Jeudi 5 septembre 2019

traitement mort-aux-rats 9 - smoking madness recueil

Toujours dans cette purée d’éclairs nauséabonds, les égouts magnétiques, j’y vois enfin clair. (extrait du texte Atmosphère.)

Recueil qui devrait arriver d’ici la fin de la semaine si tout va bien. Si je ne tombe pas moi-même dans la démence. 

The EGG – a long nightmare (texte + musique)

Dimanche 1 septembre 2019

The EGG - a long nightmare image 2B

(Recommandation: Texte SF catastrophe inédit, version longue à lire avec l’ambiance musicale – vidéo disponible en fin d’article – pour expérience encore plus immersive)

Jiya rend visite à son petit ami. En passant par une porte dérobée, dans le dos des infirmières et des gardes aux mâchoires de fer serrées comme des outils de chantier.
Depuis que Bynes a marché sur cette saleté de coquille couleur goudron, il est tombé dans une sorte de coma profond dont il ne sort que pris de convulsions avec la peau qu’il s’arrache. Comme si son corps était en fusion et son esprit parti.
Le groupe a pris cher, les cloques qui se répandent et la température inquiétante qui ne cesse de grimper.
Mais c’est clairement leur chef qui a plongé la tête la première dans ce bourbier.
L’armée a mis la région en quarantaine.
Au départ seulement une parcelle bien spécifique de la forêt, à côté de l’arbre creux frappé par la foudre où ils avaient l’habitude de camper (avec une bouteille de tequila planquée sous les fougères, quelques magazines de blagues salaces sous l’écorce, une petite boite avec des vieilles KF audio et un transistor tout droit sorti du siècle dernier).
Puis quand les démangeaisons se sont mises à ramper centimètre par centimètre de peau, les barbelés ont ratissé plus large, toute la ville de White Caldron englobée. Avec les masques à gaz qui font désormais la loi, les convois qui défoncent les routes de terre, des prises de sang à la sauvage, des injections mystérieuses sans le moindre d’effet positif.
Jiya pose sa main sur le cocon transparent qui maintient son copain dans une atmosphère saine, mais ça ne sert à rien car le magma lumineux de l’œuf est désormais dans ses veines. Son bronzage de cette belle fin d’été coule sur les draps qui dégagent une odeur infecte, même à travers le petit masque de toile.
Elle se penche pour un dernier baiser sur sa main, et sort en pleurant par l’escalier de secours en bousculant un médecin au teint vert pâle de contaminé fumant une clope. Il n’aura sans doute jamais l’occasion d’arrêter son vice avec sa tête de phase terminale.
La jolie taïwanaise se donne 3 jours pour aller au chalet sur le lac, près de Maontack. C’est la fenêtre de répit permise par sa température qui lui colle un flingue sur la tempe. Sans vouloir réellement se l’avouer, Bynes est déjà sous terre, avec les asticots qui grouillent sur les restes suintants de l’étrange objet écrabouillé, un malheureux instant de distraction à observer un aigle royal pas loin. Mais peut-être qu’il n’est pas encore trop tard pour les autres membres du groupe : Tinoka la malade chronique qui ne pouvait pas affronter pire, aura vraiment des raisons de se plaindre cette fois, et Dundy, le petit intello fêtard, particulièrement vicelard avec son QI qui crève le plafond. Ce dernier pourrait aussi trouver une solution avec ses capacités folles.

Ils resteront en contact radio. Fréquences brouillées.
C’est son oncle qui lui a appris, et justement c’est lui qu’elle part rejoindre avec sa jeep boueuse qui mord la chaussée à chaque frisson qui secoue sa silhouette frêle.
Cette vieille barbe ne bosse plus à la NASA depuis longtemps, trop attiré par la nature et ses mystères pour perdre son temps à des missions lunaires qui ne se soldent que par des catastrophes, et la liste des victimes de la science s’allonge.
Mais il bricole encore des médecines douces dans son hangar à bateaux.
Des solutions bio, des cataplasmes améliorés qui feraient la fortune des empires pharmaceutiques. Et d’autres remèdes qui ont déjà ramené à la vie quelques renards, quelques belettes.
La route promet d’être longue et nauséeuse.
Une nuit de cauchemars ininterrompus, 72h les phares en face qui fusillent sa migraine, les branches noires de leur dernier weekend qui griffe son champ de vision trouble, le front comme une poêle à frire et les nuages charbon qui avance peu à peu sur le Wisconsin.
Miracles des plantes contre la phosphorescente marée noire de l’œuf et les chargeurs des M16 inutiles face aux infectés qui se vident.

Résumé intro originale du morceau sur youtube (Imaginary movie soundtrack)
Un groupe d’amis partis randonner en forêt. Par accident, le leader en manque de veine marche sur un œuf étrange. Une lumière agressive les inonde, et c’est le début des ennuis. Cris. Zone de quarantaine. Les militaires qui viennent résoudre le problème.