esquisses à vif

7 octobre 2018

  Brutal making of 5174

Dessins en cours d’élaboration pour nouveau projet.
Thèmes: violence, jeunesse, romance, mort et espoir.
Recueil 18 textes – version simple (déjà disponible)
www.amazon.fr/Brutale-Midinette-Millie-Embrose-ebook/dp/B07J32XCNJ/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1538909465&sr=1-2&keywords=Millie+Embrose.

Version collector avec illustrations inédites, 8 récits bonus
+ long making of (articles, idées secondaires, références, développement du livre, méthode).

Brutale série B (esquisse)

Millie Embrose – au revoir sous x

25 août 2018

Millie Embrose  au rayon x

Suite et fin de l’entretien « sous x », alors que l’auteur range ses classeurs, ses dossiers sur l’ordinateur, et s’apprête à replonger dans la lecture et le travail:

Synopsis1: Quels étaient tes objectifs avec ce recueil?
Millie Embrose: Mon but était vraiment de sortir de cette impasse dans laquelle je me trouvais depuis plusieurs mois. En fait ma méthode d’écriture était au point dès l’automne 2017, mais ensuite il a fallu me demander si je voulais aller plus loin, et dans quelle conditions. Je ne voulais pas brader la liberté pour mettre mon travail ligne/en vente.
Garder mon indépendance, comme une pure passion, c’était essentiel.
Passer du statut amateur à quelque chose de plus pro, c’est un sacré cap à franchir, et il m’a fallu tout une préparation mentale avant d’y parvenir. Je ne voulais pas frapper à n’importe quelle porte. La peur de se faire avoir ou de me perdre en démarches veines me clouait aussi sur place.
J’ai envoyé en juin de l’année dernière un recueil comme « éclaireur » chez Albin Michel, histoire de voir si ça me conviendrait. J’ai toujours et fan de Stephen King et comme c’est la maison qui sort ses romans en grand format, je voulais réaliser ce fantasme de longue date. Mais entre admirer un écrivain star et suivre sa voie ou sa méthode, il y a un gouffre. Plusieurs facteurs m’ont fait reculer assez vite.
Déjà, le temps. J’ai posté longtemps mon boulot sur un blog, et j’aimais assez l’immédiateté. La patience n’est clairement pas dans mes gênes, et au bout de quelques semaines, alors que j’attendais toujours une réponse, mon désir de passer par ce biais s’estompait dramatiquement. Quand j’ai reçu enfin la réponse définitive, après plusieurs courriers, je me suis rendue à l’évidence: scruter les nouvelles, être suspendue pendant 3 mois tout ça pour finalement se voir claquer la porte au nez, ça ne colle pas avec ma personnalité, mon tempérament. Mon envie d’y aller à fond, sans détour.
Donc je cherchais un prolongement de ma page internet, où je peux sortir mes projets comme j’écris: à toute heure du jour ou de la nuit, presque sans intermédiaire, avec la possibilité de contrôler le résultat jusque dans les moindres détails.
L’option numérique/internet me trottait dans la tête depuis longtemps.
J’ai étudié plusieurs offres, lu des commentaires d’utilisateurs, de gens qui étaient passés par certaines plateformes… au départ, mon regard était plutôt porté vers un autre éditeur mais les retours négatifs m’ont clairement refroidie. Surtout pour une « première fois » où on a envie d’être en confiance.
Une amie m’avait fait découvrir Amazon, un détail que j’avais rangé super loin dans ma mémoire, et puis quand je me suis sentie prête à sauter le pas, ça s’est imposé: autant aller vers une « marque » solide, un nom avec une réputation.
Plus tard, on verra comment ça évolue.
Et avec la sortie du livre je me suis sentie bizarrement soulagée. Toute mon angoisse s’était évaporée.

Synopsis1: Justement comment as-tu vécu la période suivant la création?
Millie Embrose: Vraiment deux mois auparavant mon niveau d’appréhension était au max (rire), et j’envisageais afin de me préserver une sortie en catimini, n’en parler à personne… aucune publicité.
Et là, c’est exactement le contraire qui s’est passé, naturellement. Je me rappelle un coup de téléphone à ma sœur aînée en lui avouant: « Tu es la première à savoir que j’ai enfin terminé un livre, n’en parle pas encore aux enfants (mon neveu et ma nièce) ni aux parents. J’ignore comment ça va se passer ». Je marchais jusque chez un ami pour une soirée relax, et j’ai lâché le morceau en mode totale zénitude. Durant cette soirée, étaient présents la fille qui m’a aiguillée vers Amazon, un ami avec qui j’ai bossé sur des vidéos par le passé, et notre hôte, qui lui aussi a ses projets professionnels. Des proches qui savaient ce que je faisais de mon temps. Un cercle de confiance donc. Et ils ont été plutôt cool. Moi-même j’étais surprise par mon propre détachement.
Alors dans les semaines suivantes, j’ai mis tous mes amis au courant, la famille, bossé assez dur sur des croquis originaux et des dédicaces afin que chacun ait un exemplaire cadeau personnalisé. Je souhaitais au moins marquer le coup pour cet événement.
L’étape promo était toute nouvelle, alors j’en ai profité à fond. Toute la partie créative, je connaissais bien puisqu’entre 2016 et début 2018 tout mon temps a été dépensé à cette activité. Mais la partie communication autour d’un livre, je découvrais. A mon avis, j’y ai passé plusieurs semaines quasi du soir au matin pour avoir une bonne vision d’ensemble, cerner les possibilités (les dessins, articles, mais aussi la musique pour créer des atmosphères, une extension à explorer dans le futur).
1 mois quasiment sur cette phase, j’estime que c’est trop long. Mais encore une fois, pour un « dépucelage » ça me parait logique d’y goûter à fond, ha ha  .
Sur les prochains projets je pense que je vais resserrer le rythme. Et mon opinion très tranchée, c’est que la durée de la promo ne doit pas excéder la durée de la partie création. L’écriture/illustration, je souhaite m’y donner entièrement.
C’est une ligne de conduite que j’espère protéger plus tard.
Je sais où sont mes priorités, mon plaisir, où je me révèle pleinement.
J’ai une sorte de mantra ou de précepte: Si j’avais fait de la musique (comme Depeche Mode), j’aurais été plus studio que live ».
Produire de l’inédit, du neuf, c’est mon credo. Et pas vivre éternellement sur le même vieux titre. Je veux bouger!!!!

Synopsis1: un mot de la fin?
Millie Embrose: globalement j’ai réalisé mes rêves. Celui de publier, mais aussi cristalliser à travers un petit projet les questions qui me tiraillaient dans cette période.
C’est dans cette direction que je bosse: un projet doit être comme une photographie (le bouquin), ou une série de photos (les textes et dessins) qui représente un laps de temps spécifique, un point de mon parcours, qui je suis à une époque donnée, et être aussi honnête que possible dans ce que je raconte. Me dévoiler réellement.
Avant juin et pendant le processus d’écriture, c’était la peur de la publication, l’envie de rester dans l’ombre, le choix du pseudonyme… Qui je suis et mon envie de me révéler au grand jour via mon travail, tout en restant cachée à titre privé.
ça explique les dilemmes sur l’identité, le côté paradoxal dans la couverture aussi, avec le « X » qui symbolise l’anonymat/rester caché, le fait de disparaître, et peut aussi bien être positif (les couleurs chaudes), qu’un danger (le X comme une araignée, être prise dans la toile avec l’obscurité qui guette).
Je ne posterai plus de photos de mon visage à l’avenir. (Mes amis me connaissant déjà comme la personne qu’on ne voit jamais sur facebook…). J’ai effacé tous les clichés qui traînaient sur mon blog, donner de la place avec mon pseudonyme est un bon compromis qui me permet de prendre la parole, mais à distance et sous forme de dessin, avoir une présence mais fantasmée.
Je vais creuser ce sillon
Après une phase de « régénération » comme je dis toujours. Me plonger dans une lecture intensive (je viens de finir Les filles de pluie de Jérôme Leroy, le démon du Bronx par Michel Honaker et quelques mangas comme Eclat(s) d’âme, Our summer love). La série Esprits criminels en parallèle, que je revois avec plaisir depuis la saison 1.
Je recharge mes batteries et mon imagination.
Quand je serai à bloc (ça me taraude déjà), alors j’envisagerai un second recueil. Donc affaire à suivre et je ne sais pas du tout quel en sera le sujet.
Comme d’habitude je progresse à l’aveugle, au jour le jour. Au pur instinct. C’est ça aussi qui est excitant, se lancer dans l’inconnu et avoir le sentiment d’être guidé par une sorte de fil invisible. Comme le destin ou plutôt un appel intérieur, une petite voix bienveillante.
(sourire malicieux) see you next time…

au revoir sous x

Entre le 26 juin et aujourd’hui, « Sous X » c’était deux longs mois d’efforts, trois gros classeurs, plus de 4000 fichiers sur ordinateur, croquis, dessins préparatoires et visuels définitifs, textes publiés ou inédits, des démos/ambiances mélodiques encore dans les archives, portraits, photos…
Une petite portion de vie à 100 à l’heure posée sur des étagères, en attendant le prochain coup d’accélérateur.

pourquoi je marche à l’électricité

18 août 2018

sous x making of 1497

Pour les dessins ou pour les textes, je marche beaucoup aux références. Ce sont les films, livres… qui m’inspirent et me donnent le carburant nécessaire. Ensuite bien sûr, je mélange avec mes propres expériences, des détails de mon parcours, pour obtenir un cocktail avec ma sensibilité.
Depuis le début de ce projet, il y avait Mima de Perfect Blue et Marilyn, la star tombée trop vite. Cette dernière a d’ailleurs eu un impact évident sur deux textes en particulier: « Marilyn bis » et « Je marche à l’électricité ».
Mais allons creuser un peu plus avant ce dernier titre dans ses influences et le sens.
Making of récit.

sous x making of DSCF1407

Sur « Je marche à l’électricité », à posteriori (puisque j’écris dans un état de pur instinct) quelques œuvres ou événements m’apparaissent clairement à travers les phrases et les images.
L’accident d’une actrice qui devient un « fantôme », c’est bien sûr la tête d’affiche de 7 ans de réflexion, disparue trop vite de manière tragique et rentrée dans la légende. Son aura nous hante toujours, et moi en premier, car je venais de lire une biographie quelques jours avant d’attaquer ce recueil.
Je pense aussi à un autre fait célèbre et effrayant: Michael Jackson qui a été brûlé assez grièvement sur le tournage d’un spot TV. L’anecdote a été souvent rapportée dans des documentaires. Et bien sûr, le King of Pop marquait les esprits par son évolution physique. Changer de visage, c’est un des thèmes de mon projet, donc une connexion appropriée.
En 2002 je crois, un des films m’ayant le plus marqué était Vanilla Sky, avec un Tom Cruise défiguré, cherchant à retrouver sa vie ou à se réinventer. Ne plus être qu’un masque, le fantôme de sa gloire d’antan: Sous X parle beaucoup de ça, les questionnements intérieurs, « et si je perdais tout? », « et si je m’effaçais complètement? »…
C’est enfin le chef d’oeuvre de Gaston Leroux, qui a été exploité sous diverses formes, comédies musicales, pièces, films… Revenir chercher vengeance et s’accrocher à une existence malade, même pathétique/tragique, comme pour celle du Fantôme de l’opéra (à titre personnel, j’ai découvert la version Adrew L. Webber à Londres, et adoré, mais je garde aussi un fort souvenir du long métrage de J. Shumacher, avec les formidables passages chantés par Emmy Rossum).

 Sous X making of 1861

Ce qu’il faut savoir concernant ce texte qui vient clôturer le sommaire du recueil et s’ajouter en dernier bonus, c’est qu’il a d’abord été question que j’appelle le livre « Electrify me ». La partie suppléments avait déjà dans son titre « Electric Street », et j’ai commencé par développer cet aspect.
Je compose au fur et à mesure. Les thèmes doivent déjà macérer dans mon cerveau avant que j’ai posé le premier mot, mais voilà le processus:
un texte bonus (Chaude piste , dans ce cas) afin de se dérouiller, se chauffer, j’attaque le morceau principal avec le premier titre, puis je déroule la liste. Une histoire après l’autre.
Le sujet principal devient plus présent au fur et à mesure, je creuse dans cette direction.  Mais ce n’est qu’à la fin, avec le dernier récit et le moment de trouver le titre global, que la lumière se fait pleinement. Il arrive souvent d’ailleurs que le nom du livre/projet et l’ultime récit se répondent, les mêmes mots, en anglais pour l’autre et français pour l’autre, par exemple.
Ma première idée n’avait rien à voir avec « Sous X », j’aimais bien la manière dont ça sonnait, l’atmosphère qui s’en dégageait. Mais je me suis aperçu que les pages étaient imprégnées par le motif de l’identité perdue, les questionnements sur soi, le fait de trop s’effacer. Ce qu’il fallait capturer/retranscrire plus efficacement. 
Alors j’ai changé mon fusil d’épaule au dernier instant, et comme c’est difficile de choisir, que je n’aime pas perdre des idées qui résonnent, j’ai inversé: « Face de rien » est devenu l’ouverture de cette histoire pour ne pas être redondant avec « Sous X » (des termes différents, mais sens identique), tandis que le nouveau titre « Je marche à l’électricité » me donnait matière pour orienter le destin de cette jeune femme, faire que son accident soit central, et point de départ de son étrange addiction.
Comme une toxico à l’électricité.

Sous X making of 1522

Au bout du compte, avec toutes les intrigues en tête et le sujet principal, j’ai pu embrayer sur la conception visuelle, et résumer ça dans une image. La couverture officielle. 
Sans oublier le portrait d’auteur: Millie Embrose (mon pseudo), c’est aussi Mima et sa quête pour se trouver à travers les méandres de la schizophrénie, le dédoublement de la personnalité. Les errances de l’adolescence ou quand on entre dans l’âge adulte.
Un puzzle, un patchwork d’émotions et d’images, un diaporama de visages et de fantasmes, comme ce recueil.
Une petite collection de « rêves », de fictions, comme un miroir intime à un moment donné. Une mosaïque variée et étrange, structurée autour d’une idée mais aussi éclatée. Un peu comme on change d’attitude et d’humeur au fil des journées, passant de l’euphorie à la colère, deux secondes avant le spleen ou la paix intérieure. 

les jolis modèles

16 août 2018

Les jolis modèles 2

Durant ces cinq derniers jours, je me suis efforcé d’envoyer un exemplaire dédicacé à toutes les personnes qui m’ont soutenu, encouragé par le passé, accompagné, la famille, les amis…
A chacun, une « Millie » personnalisée, un peu différente et au look le plus souvent adapté en fonction des goûts du destinataire.
Une elfe pour un amateur du seigneur des anneaux, version Saint Seiya pour un collectionneur de figurines… et parfois juste l’envie d’explorer certaines idées, certains univers, à la Mad Max ou en mode Resident Evil.

A chaque fois pour les traits du visage, le menton, et l’arrondi des yeux, je suis parti de Mima de Perfect Blue, l’affiche officielle ou la récente jaquette spéciale avec la jeune femme en puzzle.
M’inspirer de la tenue des diplômés américains, car avoir sorti enfin mon premier livre, c’est un peu comme être reçu à l’examen.
le V de la victoire comme Itsuki dans le manga « I »s » de Masakazu Katsura dont j’admire toute l’oeuvre, et cette romance en particulier.
La chevelure ondulée de Miss Monroe sur le portrait officiel de mon pseudo, que j’ai parfois changée de façon drastique pour un carré court ou d’autres styles avec mes envies du moment. Des lunettes comme moi, le vrai dessinateur derrière l’identité fantasmée.

les jolis modèles 1

Et bien sûr, l’auteur de ce recueil, c’est aussi un peu Milla, une actrice qui m’a toujours inspiré depuis que je la connais par « Le cinquième élément ».
C’est la silhouette errante dans le sable, sur le poster « Resident Evil extinction », l’héroïne sans mémoire, qui se réveille amnésique et retrouve ses souvenirs au bout de six films. La référence idéale pour des histoires qui explorent la quête d’identité.
Et surtout cette allure, ce regard.

Pour ce dernier calque en mode vagabond, je suis également revenu aux origines, avec la série préférée de ma jeunesse, Michel dans la bibliothèque verte. Dans le volume « Les routiers », le jeune homme part pour un périple dangereux, en stop et surtout à pied, sac à dos et pouce levé.
Et j’ai replongé à la source, les inoubliables illustrations de monsieur Philippe Daure, pour poser quelques détails essentiels.
Etre sur la route, aller de l’avant, continuer sa quête… dans l’espoir de réponses. Et peut-être découvrir qui on est au bout d’un long voyage.

Sous X recueil disponible sur Amazon.fr
www.amazon.fr/Sous-X-Millie-Embrose-ebook/dp/B07FYSWJCP/ref=tmm_kin_swatch_0?_encoding=UTF8&qid=1533432901&sr=1-1.

Sous X – recueil

6 août 2018

sous X - Millie Embrose recueil

Aujourd’hui, Millie Embrose sort son premier livre intitulé Sous X.
Un titre mystérieux pour une fille tout aussi énigmatique.
Néanmoins, elle a bien voulu répondre à quelques-unes de nos questions (à distance), avant de partir bosser sur d’autres projets. Car elle est hyperactive. Apparemment, elle sort très peu, et ce n’est que dans la concentration de son bureau qu’elle trouver un équilibre. Pour avancer contre la course du temps, canaliser ses émotions, ses hauts et bas.

Synopsis1: D’où est venue l’inspiration principale de ce livre?
Millie Embrose: Je citerai deux sources principales: une biographie sur Marilyn Monroe que j’ai lue juste avant de rentrer en phase de travail. C’est toujours étrange, mais il semble que dans certains cas (la plupart des cas) des livres ou des films vous appellent car vous en avez besoin dans ce que vous allez entreprendre. Comme s’ils vous tendaient les bras pour vous apporter les réponses que vous cherchez.
Ma carrière n’avait pas commencé, et je me posais énormément de questions sur l’utilisation de mon vrai nom ou d’un pseudonyme, comment me comporter vis à vis de la publication. N’ayant aucune connexion dans le milieu littéraire, c’est un domaine qui me semblait assez effrayant. J’ai mûri tout ça longuement.
Marilyn s’est crée un visage public, l’icône qu’on connait, et a fini par se perdre dedans.
L’idée de s’égarer, de s’oublier dans une passion ou au contraire dans une vie qui ne vous correspond pas, c’est un sujet essentiel. Je me reconnais en elle d’une certaine façon.
Sauf que dans mon cas, je considère l’anonymat, et l’oubli, l’effacement, comme une zone de confort, une protection pour garder une vie tranquille, équilibrée. Il faut juste se méfier pour ne pas disparaître définitivement. Pour me définir j’utiliserai les termes discrète et concentrée, intense. 
Cette lecture inspirante a précédé mon propre livre.
Et durant, la phase de production, le film Perfect Blue de Satoshi Kon, un de mes réalisateurs favoris. L’héroïne, Mima, est une chanteuse qui veut changer de voie pour se trouver vraiment, mais elle va complètement s’égarer au contraire, ou en tout cas suivre des chemins extrêmement alambiqués. Se trouver à travers des épreuves, c’est un thème commun à tous le monde, spécialement à l’adolescence, mais aussi à n’importe quel âge. On peut toujours se réinventer par exemple. Se questionner. 
Pour mettre au point les visuels, j’avais le DVD à côté de moi, et des photos/illustrations du film affichées sur mon ordinateur en permanence. Du grand art. Perfect Blue et Millennium Actress sont deux de mes films préférés, que je peux revoir en boucle encore et encore.

(deuxième partie de l’entretien prochainement)

Sous X: extraits sur Amazon.fr
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